Il nous arrive de magnifiques cadeaux sous formes de commentaires et de messages.  Des cadeaux qui nous font vachement plaisir.  Parce qu’on a beau le faire d’abord pour nous, sans trop d’attentes, il n’en demeure pas moins qu’il est bon de savoir qu’on fait du bien aux autres. On aura beau dire, l’altruisme c’est jamais gratuit. 

Alors chacun de vos commentaires, quel qu’en soit la nature, nous fait plaisir.  Parce qu’on aime pas parler seule et parce qu’on aime savoir que ce qu’on fait ici peut servir à d’autres. 

C’est dans cet esprit que j’avais envie de partager avec vous deux messages que nous avons reçus et qui sont des success story made in MPB.  Bon……. pas juste MPB mais quand même, on y a en quelque sorte contribué et franchement, on en est pas peu fières!

D’abord ce commentaire de Betty.  Qui nous a beaucoup touchées. Beaucoup.  Parce qu’on voulait aider.

Et ensuite ce message de Julie que nous avons reçu dans notre boîte courriel et qui rappelle qu’en plus d’aider, on voulait démystifier……et dé-démoniser l’infâme!

Elle a gentiment accepté qu’on le publie, sans en changer un mot ni une virgule.

*************************

 Bonjour à vous trois,

Vos deux derniers articles m’ont vraiment interpelés (“…Réponse à Monsieur B” paru le 9 avril et”Figer sa position” paru le 12 avril dernier) parce que je suis de ces fous (ou folle dans mon cas) qui vous aiment (ou plutôt aime un de ces “Zerpétiques”).

J’ai envie de partager avec vous mon histoire.

Il y a bientôt un an, j’ai rencontré ce gars pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre! Quelques jours à peine après notre rencontre, avant même qu’il ne soit soit passé quoique ce soit autre que des discussions qui ne finissaient plus (pas d’échange de salive et encore moins de soirée torride) il a quitté pour un mois dans le cadre d’un voyage pour son travail. Durant tout ce temps, on s’est écrit, tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour, c’était génial! Quand il est revenu, on s’est revu, ça n’a pas pris de temps pour qu’on s’embrasse à bouche que veux-tu, mais après une dizaine de jours de ce régime, il n’avait toujours rien risqué pour attenter à ma pudeur. Je commençais à trouver ça louche. Surtout pour un gars de presque 40 ans qui avait tout de même réussit à faire deux enfants à sa blonde précédente. J’y allais d’hypothèses du genre: il est peut-être juste respectueux, il fait peut-être partie d’une génération qui précipite moins les choses, il n’a peut-être pas eu beaucoup de femmes dans son lit, il ne sait peut-être plus comment faire en début de relation après tout ce temps passé avec la même femme. J’avais en partie raison sur toutes ces hypothèses, mais la seule que je n’avais pas vu venir c’était celle qui le retenait au delà de tout: il avait l’herpès.

Le soir où il me l’a annoncé, c’était comme si mon monde s’écroulait. J’avais ENFIN trouvé un homme avec qui je me voyais faire ma vie, il était parfait en tout, sauf pour ça. Après 4 ans de célibat, j’avais eu largement le temps de constater que de rencontrer quelqu’un avec qui on clique si fort n’était pas chose facile. Il était nerveux, m’expliquant comment c’était arrivé, me racontant comment il vivait bien avec la situation surtout depuis qu’il prenait du Valtrex tous les jours et qu’il n’avait plus de crises. J’ai écouté, attentivement, et lui ai demandé de réfléchir à tout ça.

Puis m’est revenu en mémoire une adresse, celle de votre blogue. Celui sur lequel j’étais tombé 2 ans auparavant, quand après un one night et un condom qui glisse étaient apparus d’étranges symptômes. N’étant pas du genre à me précipiter à l’urgence, j’ai enduré cette terrible démangeaison qui me grattait l’entrejambe et qui rendait inconfortable toute position assise et même le port de la petite culotte, jusqu’à ce qu’elle passe. Quand quelques semaines plus tard elle est revenue, j’ai attendu quelques jours et me suis présentée à la clinique. Diagnostic? Vaginite à levures. On m’a prescrit du flaconazole, et une dizaine de jours plus tard j’étais comme neuve. Puis c’est revenu, encore et encore, je me suis présentée à la clinique je ne sais combien de fois durant une période d’environ 6 mois. Dans la majorité des cas, les docteurs ne voyaient rien. 1 ou 2 fois on me diagnostiquait à nouveau une vaginite. Je suis restée perplexe. J’ai demandé à faire des tests sanguins dont celui de l’herpès. Résultat? J’avais un type 1. Comme j’avais déjà fait des “feux sauvages” étant plus jeune, pas moyen de confirmer quel était ce mystérieux mal qui me brûlait régulièrement de l’intérieur. Puis comme c’était venu, les démangeaisons me quittèrent du jour au lendemain, pour ne plus revenir depuis. Je suis toujours restée sur un questionnement à savoir si c’était vraiment les vaginites la cause de cet inconfort. J’ai beaucoup lu au sujet de l’herpès, j’ai fouillé votre blogue de fond en comble, mais j’ai surtout appris à démystifier. Quand j’étais ado, l’herpès était la pire chose qui pouvait m’arriver après le VIH. Je suis restée convaincue de ça durant bien des années. Au fil de mes lectures, mon préjugé a diminué. Votre blogue est en grande partie responsable de ça, mais aussi plusieurs sites de références médicales qui sans banaliser le virus expliquent que ce n’est vraiment pas la fin du monde et que peu importe les précautions que l’on prend, on n’a jamais de garantie de ne pas contracter le virus, surtout avec le type 1 qui se propage de plus en plus sous la ceinture et l’augmentation des relations bucco-génitales.

J’avais donc tout ceci qui me revenait en tête, j’avais surtout la conviction que si je passais à côté de ce gars à cause de son petit bobo, je m’en voudrais toute ma vie. J’ai donc rapidement décidé de foncer, mais en prenant mon temps ;-) Il s’est écoulé encore un autre mois avant qu’on n’ait une première relation sexuelle complète, toujours avec condom et surtout avec la promesse de la part de l’hommme de la situation de me tenir au courant si le petit bobo se pointait. Sans vouloir entrer dans les détails, c’en fut toute une. En fait, l’expérience se répète à chaque fois que nous faisons l’amour depuis. Je croyais au départ que j’aurais toujours en tête le coloc entre nous deux lorsqu’on ferait l’amour et à mon plus grand étonnement, je crois que si j’y ai pensé 2 ou 3 fois max depuis c’est bien beau. Après environ 4 mois du régime condom, et après être allés passer des tests de dépistages et appris que son petit bobo était de type 1, mais surtout après une soirée beaucoup trop arrosée, on a oublié le condom et on ne l’a pas réutilisé depuis, donc depuis plus de 6 mois. Et dans mes bobettes? Toujours rien!

Je sais que rien ne me garantis que jamais je ne l’attraperai, mais j’ai décidé de vivre avec le risque et je ne l’ai toujours pas regretté. Bien sûr il m’arrive de me demander ce que je ferais si je l’attrapais et que notre histoire était terminée. Est-ce que ma vie serait terminée? Non, je ne crois pas! C’est certain que ce serait probablement plus difficile lors des rencontres, parce que pour moi le fait que mon copain me l’ait dit avant que notre relation ne soit trop avancée et surtout avant que nous ayions notre première relation sexuelle a tout changé. Ça peut paraître étrange mais ça a grandement contribué à établir une solide base de confiance à son égard. Chose qui m’apparaissait difficile auparavant avec les gars que je rencontrais. Je l’ai vu comme un signe de respect envers moi, comme un choix qui m’appartenait. J’aurais détesté me faire mettre au pied du mur. Ma décision aurait probablement été toute autre s’il me l’avait dit après avoir couché avec moi. J’aime avoir le choix, j’aime pouvoir décider des risques que je prends, et mon amoureux a su me donner cette liberté. Bien entendu, quand on s’engage dans une relation où le petit bobo sera toujours présent en filigranne, il faut être conscient que quoi qu’il arrive, ça ne sera pas le porteur de l’herpès qui sera responsable si on l’attrape, mais bien soi-même. Mon copain fait sa part pour me protéger (Valtrex et examen régulier et minutieux de cette partie de son anatomie) et moi j’accepte que malgré ça, rien ne garantie que le risque sera réduit à 100%. C’est mon choix, à moi, pas le sien.

Je trouve dommage que l’herpès soit encore un sujet si tabou quand on sait que près du quart de la population est atteinte du type 2, et que 9 personne sur 10 ont le type 1. Ça fait beaucoup de monde, mais surtout beaucoup de gens qui ignorent souvent leur condition et plus encore les modes de transmission. Alors avec mon amoureux ou un autre, qu’est-ce qui me garantis que je ne l’aurais jamais attrapé (si je ne l’ai pas déjà) et surtout qu’est-ce qui me garantis que je ne l’attraperai peut-être jamais? (on dirait vraiment que les filles de MPB m’ont brainwashé hein? ;-)

La vie est ainsi faite, peu importe combien on pense faire les bons choix, elle nous réserve parfois des surprises, bonnes ou moins bonnes. Et si faire le bon choix dans mon cas c’était de choisir l’homme qu’il y a quelques années à peine j’aurais rejeté sous prétexte qu’un coloc partageait 3 ou 4 fois par année ses boxers alors que pour le reste il était parfait?

Pour terminer, il y a un truc auquel je réfléchis souvent, et c’est la façon dont on se lance rapidement dans une relation sans vraiment savoir ce qu’il en est. Je me dis que ce petit bobo a peut-être fait en sorte que nous fassions les choses dans le bon ordre, plutôt que de tout mélanger et restés pris avec les dégâts… peut-être que finalement le coloc a aidé au bon déroulement de notre relation (j’ai vraiment l’air pro herpès là, non ;-)

Bientôt un an, et oui, je suis toujours follement amoureuse d’un homme qui me le rend au centuple. C’est tout ce qui compte pour moi! Le reste qui peut me garantir quoi que ce soit? J’ai décidé de suivre mon coeur, et jusqu’à présent, c’est une des meilleures décisions de ma vie.

Je désire donc vous dire un beau GROS merci, parce que sans votre blogue les filles, je serais peut-être restée sur mes vieux préjugés et je serais passée à côté d’un homme plus que merveilleux.

Julie :-)

Dans la série Ces fous qui nous aiment, le voici, le voilà! L’ultime! Celui d’entre tous que j’attendais!  ENFIN!  Et j’ai nommé: Le texte de l’Amoureux! 

OUIII!  Mon Amoureux Moldu nous livre enfin sa vision de la vie avec l’herpétique que je suis. 

FIGER SA POSITION

Je suis le chum de Nitouchka. Je suis l’Amoureux.

J’ai longuement hésité à vous écrire. Les raisons sont multiples mais la plus importante est probablement l’impression que cela m’obligerait à figer ma pensée sur le petit bobo pour toujours. En plus, la barre avait été mise tellement haute par PresqueParfait… Qu’est-ce qui m’a fait changer d’idée? Nitouchka. Elle est tenace. Elle me relançait, semaine après semaine, sans lever le ton jamais mais j’ai finalement compris que c’était important pour elle. Pourquoi exactement? Simplement parce que du jour au lendemain, je n’en ai plus entendu parler, silence radio. Ça m’a décidé. Une fois décidé, le problème restait entier, je ne savais plus par quel bout prendre tout cela. En relisant les autres entrées sur MPB concernant la fameuse annonce, ou le dévoilement, j’ai découvert l’équivalent “Herpès” du questionnaire de Bernard Pivot. À partir de là, tout fut plus facile pour moi.

1. Est-ce que Nitouchka a bien choisi le moment pour t’annoncer qu’elle avait l’herpès?
Je pense que oui. Elle m’a averti à l’avance qu’elle avait quelque chose d’important à me dire. Ayant frayé avec des problèmes requérant l’aide d’un professionnel de la santé mentale et avec des femmes vivant des problèmes du même ordre, je m’attendais à tout sauf à ce qu’elle m’annonce qu’elle avait l’herpès… Je pensais qu’elle allait me dire qu’elle avait déjà été anorexique ou TOC ou je ne sais pas quoi d’autres.

Sincèrement, ça m’a scié en deux, pas tellement à cause de l’herpès en tant que tel mais plutôt parce que je ne m’y attendais pas du tout. De plus, ma connaissance du petit bobo était très limitée. J’avais une maîtrise ès problèmes psychologiques, pas une maîtrise es herpès! J’ai des feux sauvages qui refont surface depuis mon enfance mais je n’avais jamais vraiment fait le lien entre le type 1 et le type 2… La leçon que j’ai apprise de tout cela? Nous sommes tous dans notre monde, dans nos bobos, mais ceux des autres ne sont souvent pas les mêmes.

2. Est-ce qu’elle a dit les bonnes choses ?
Je pense que ça a été très difficile pour elle de m’en parler. En fois lancée, Nitouchka, m’a fait le topo de sa situation assez clairement: le virus lui-même, son arrivée, elle et son virus, sa vie avec son virus, etc. Je pense qu’à ce stade, j’avais besoin de digérer tout ce qu’elle m’avait dit. J’essayais d’avoir l’air en contrôle mais je pense que ça ne marchait pas trop. Elle a continué à me parler de sa manière de voir le petit bobo… c’est un peu bizarre parce qu’elle l’accepte tellement bien que j’avais presque le goût de l’attraper tout de suite!

3. Est-ce que ça aurait été différent si elle te l’avait dit après une première relation sexuelle ?
En fait non puisqu’on a eu une relation sexuelle protégée avant. Néanmoins, elle a vraiment bien fait de ne pas trop attendre à cause des risques que je prenais sans le savoir.

4. Pourquoi es-tu resté ?
Tout simplement parce que l’élan que j’avais pour elle ou vers elle était plus fort que son petit bobo.

5. Comment as-tu pris ta décision ?
Ce fut comme une non-décision, qui perdure depuis tout ce temps. Comme elle est asymptomatique, l’herpès est en filigrane, jamais en une. C’est donc très abstrait même si je me demande parfois si le côté plus dur de Nitouchka ne vient pas en partie de ça. J’ai fait des tests à l’automne, qui ont confirmé que j’avais bel et bien l’herpès de type 1 (asymptomatique depuis quelques années) mais pas celui de type 2. Ça m’a rassuré puisque ça fait plus de deux ans que je fornique avec elle. En somme, pour répondre à la question, c’est probablement comme dans n’importe quelle relation amoureuse, ça demande une grande part d’amour avec une petite dose d’inconscience.

6. Que ferais-tu si tu l’attrapais ?
Je pense qu’au départ je capoterais. L’idée qu’en 2012 on soit encore au prise avec un virus qui ne partira jamais ne me rentre pas dans la tête. Néanmoins, et je ne dis pas ça pour flatter la gang du petit bobo, j’ai découvert vraiment des gens supers ouverts dans ce monde interlope de l’herpès de tous les types. Probablement que je me tournerais davantage vers ceux qui l’ont, d’ailleurs j’en connais pas mal déjà alors je suis prêt!

Par ailleurs, je ne sais pas si la question sur l’état des recherches sur l’herpès a été abordée dans le blogue mais il me semble que ça serait intéressant d’en savoir plus sur le sujet.

7. Mets-tu ton choix en doute ?
Parfois, ce qui me vient en tête est plus: que ferais-je si je l’attrapais? Que ferais-je si je l’attrapais et que c’était fini entre nous? Et j’ai pas trouvé la réponse…

8. Est-ce que tu y penses souvent ?
Parfois, mais comme ma Nitouchka n’a pas de crise récurrente, c’est pas régulier. Je suis certainement plus attentif à l’évolution de mes parties intimes…

9. Voudrais-tu ajouter un commentaire ?
Je ne m’entends pas toujours avec Nitouchka sur le sujet du petit bobo, notamment le fait que pour elle les deux types d’herpès sont exactement pareils. Cela dit, avec le temps, je respecte son univers, c’est elle qui vit cela, pas moi. Parfois je me dis: pourquoi elle ne prend tout simplement pas du Valtrex puisqu’il semble que cela réduit les risques. Mais j’ai jamais osé lui en parler ouvertement. Oups.

Il y a un commentaire qui a retenu mon attention et c’est celui de Monsieur B.  Pertinent, lucide, logique et tout à fait normal.  L’herpès ça fait peur.

J’avais envie de lui répondre avec mon regard de colocataire malgré moi.  Impartiale?  Pas pantoute.  Partiale à l’os.  J’ai envie de donner un petit coup de main à cette Demoiselle dont il est tombé sous le charme.  Et des Monsieur B. il y en a des tonnes.  Je m’adresse à eux tous.

Cher Monsieur B.

 Je comprends tes inquiétudes mais permets-moi de te faire voir la chose sous une autre perspective. 

Partons du fait que 75% de la population est porteuse de l’herpès de type 1.  Poursuivons en rappelant que le type 1 buccal se transmet aisément sur le « partout partout incluant le partout en bas de la ceinture » les bisous aidant.

Considérons également que 25% de la population est porteuse de l’herpès de type 2. 

N’oublions surtout pas que, parmi tous ces porteurs, 1 et 2 confondus, 75% d’entre eux ne savent même pas que loge en eux l’indésirable coloc.

 Avec toutes ces statistiques à l’appui, bien que je n’aie nullement l’esprit mathématique et que je ne saurais vraiment pas actuariser le tout, on peut facilement conclure qu’il y a bien du monde, out there, qui se promènent à coloc que veux-tu !!  Le risque est omniprésent.  On s’entend.

Considérant tout ça, imaginons le scénario suivant. 

Ne sachant conjuguer avec le facteur de risque qu’implique le coloc de la très aimée demoiselle, et bien qu’il en ait le cœur brisé, notre valeureux chevalier (en l’occurence Monsieur B. mais ce pourrait être cent, voire mille autres personnes) décide d’attendre que se présente une dulcinée/future-mère-de-ses-enfants plus « propre » et moins risquée !

De prétendantes en déceptions, notre valeureux multiplie les conquêtes sans jamais réussir à trouver la perle rare, celle qui répondrait à tous les critères de l’autre, herpès en moins. 

Finalement, à bout d’espoir et de cadran qui tourne, notre chevalier se rabat sur cette gentille fille.

Bien sur le cœur de notre Charmant ne bat pas autant que la première fois.  Bien sur il tend à comparer, comment faire autrement, mais au moins, se raisonne-t-il, je ne risque pas d’attraper cette lèpre sociale.  Il a vérifié auprès de la douce.  L’herpès ?  Connais pas l’a-t-elle assuré.

Le temps suit donc son cours et notre héro plonge dans cette relation comme on plonge dans un bain tiède.  Le temps passe et un matin, alors qu’il sort de la douche, notre héro découvre sur le bout de sa verge un petit bouton purulent et douloureux.

Juste ciel !!!  Serait-ce l’infâme ?  Impossible pourtant!  La belle ne l’a-t-elle pas assuré qu’elle n’avait jamais vu l’ombre d’un petit bouton sur son petit jardin personnel.

Nos deux tourtereaux apeurés accourent en catastrophe au bureau du médecin.  Hum…., de s’exclamer le scientifique après les tests d’usage, il se peut fort bien que la belle ait été porteuse sans le savoir.  Vous savez, bien des gens sont porteurs et l’ignorent.  Ne vous en faites pas avec ça maintenant.  Ce n’est qu’un simple virus de peau que vous portez tous les deux.  Il n’y a pas de quoi s’en faire.

Pas de quoi s’en faire?  Laisser tomber un grand amour pour aller attraper l’herpès ailleurs c’est d’une cruelle ironie.    La vie ce n’est pas de se rendre à terme sans blessure mais plutôt de courir les plus beaux risques.  Et si ce n’eut été de ton papa qui a pris ce beau risque, tu ne serais même pas là pour te torturer avec cette question. 

Bonne chance dans ta réflexion.

p.s.  Herpès n’égale pas condom pour le reste de sa vie.  Mon amie Bobette  a eu deux beaux enfants malgré son petit coloc!

Il y a quelque temps nous avons toutes les trois été interviewées par Julie Leduc, journaliste pour le magazine Coup de Pouce, afin de collaborer à la rédaction d’un article sur les its après 35 ans.

Bien voilà. L’article Une chlamydia à 40 ans? est dans l’édition du mois de mai qui se trouve déjà en kiosque.  Évidemment, il n’est pas exclusif à MPB mais on y retrouve quelques petits clins d’œil de notre entrevue et un lien vers monpetitbobo.com.

Et comment on se sent quand on devient célèbre ?

Ah, ah, ah! On ne s’enfle pas trop l’égo.  On s’est inventé des noms fictifs et être célèbre anonyme ça ne change pas grand chose sauf qu’on est vraiment contente de faire connaitre le p’tit bobo… ! :)

Ceci dit, on tient à souhaiter la bienvenue aux lecteurs du magazine Coup de Pouce et à dire un gros merci à Julie!

J’avais quasiment oublié cette annonce lorsque tout dernièrement, branchée à mon réseau, les yeux rivés sur ma virtualité, elle m’est revenue comme une claque sur la gueule en même temps qu’un sentiment de rage qui m’habite chaque fois que je la vois.

Je voulais la mettre en lien, ne l’ai pas retrouvé sur le net mais en résumé, on y voit une jolie dame avec un gros feu sauvage allant à la rencontre de la gent masculine. Elle pose un timbre Polysporin sur son petit bobo, y applique du rouge à lèvres et le fait disparaitre en un rapide trait, rejoignant tout sourire son Adonis.

Au passage des images un flot de mots dont voici quelques extraits :
- Les feux sauvages vous empêchent d’aller de l’avant?
- …camouffle instantanément et guérit efficacement…
- …grâce à sa technologie hydrocolloïde crée une barrière protectrice et accélère la guérison, données cliniques à l’appui!

En fait on nous laisse entendre que le timbre-machin guérit le feu sauvage et le camoufle illico, redonnant du coup la confiance nécessaire à une bonne drague!

Et pendant que vous me lisez, c’est ici que je vous demande de prendre deux minutes sept secondes de votre temps et pour visionner cette très courte et plus qu’intéressante capsule de l’émission La Facture à radio Canada qui analyse justement cette publicité.

C’est fait?  Alors j’imagine que - surtout si vous avez attrapé l’herpès génital suite à une relation orale - ça vous irrite là, un p’tit peu.

J’aurais bien aimé qu’il mentionne également que non seulement on ne guérit pas l’herpès buccal mais qu’il se transmet aux parties génitales. Ouais! J’y ferais une suite moi à cette publicité avec l’Adonis qui se présente à la clinique Actuelle avec des bobos plein la verge!

Franchement, je trouve ça pitoyable de la part de la CRTC (par qui tout message publicitaire radio ou télé doit être approuvé) de laisser passer de telles débilités.  Non seulement la compagnie Johnson & Johnson joue avec la vulnérabilité des gens, elle leur ment à plein nez ; le timbre en question ne contient aucun médicament. C’est un simple diachylon!

Encore un coup de lobbying pharmaceutique? Je ne me prononcerai pas là-dessus mais ça me fâche tellement de voir que non seulement on est mal informé au sujet de l’herpès, on est faussement induit en erreur.

Tellement de gens passent ici après avoir été infectés par un porteur de feux sauvages…  Et bien, timbre ou pas, on n’est pas à la veille de manquer de membres!

On vous a déjà parlé de notre ami Guy Leduc et de son site de rencontre pour les adeptes du coloc et autres petites infections importunes.  Les affaires vont bien et on parle encore de lui dans les médias.

Nous sommes toujours heureuses lorsque les médias parlent de l’herpès parce qu’en parler c’est aider à démystifier.  Toutefois, lorsque je lis des témoignages comme celui de Josée, je ne peux m’empêcher d’être attristée et même choquée.  C’est cette perception de l’herpès qui ostracise les gens et démonise notre petit virus. 

Comment faire accepter l’herpès lorsqu’on se voit soi-même comme un lépreux et un danger pour la société.  Je ne dis pas qu’il faille se foutre de l’herpès et s’amuser à le répandre à qui mieux mieux mais de là à se limiter à fréquenter les gens qui sont également porteurs c’est pour moi innacceptable.  L’herpès n’est rien d’autre qu’un feu sauvage qu’on traine dans sa culotte et le jour où nous le verrons comme tel, la société commencera à le percevoir ainsi aussi.

Pour des raison qui sont à mille lieux de l’herpès, je me suis intéressée au livre de Jacqueline Lagacé Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation qui tend à démontrer scientifiquement et par des expériences concrètes comment plusieurs maladies chroniques peuvent se résorber grâce à l’élimination d’aliments qui font parti de nos régimes, dont les produits laitiers et certaines céréales contenant du gluten…

J’avais déjà, et avec beaucoup d’enthousiasme, décidé de tendre vers ce nouveau style alimentaire qui, à mon avis, fait beaucoup de sens et voilà que dans les recoins du livre de Mme Lagacé j’ai fait une petite découverte que je vous partage…

La dermatite herpétiforme ne semble pas être due au virus de l’herpès même si elle lui ressemble beaucoup…  D’ailleurs je me demande même si certaines personnes n’auraient pas été pas faussement diagnostiquées vénéneux herpéthiques – ou, en pensant au cas de Maya qui dit qu’après vingt ans sans problème elle a maintenant des crises partout sur le corps, confondent herpès et dermatite herpétiforme.

Enfin bref, j’ai fait de petites recherches et j’ai découvert que dermatite herpétiforme et intolérence au gluten étaient liées… Comme iciici et ici

Alors je me suis dit – Bien coup donc! Et si ça fonctionnait pour réduire les récurrences d’herpès?

C’est à voir… Et je pense être la personne tout à fait indiquée pour vous faire un petit suivi sur le sujet!

And I’ll keep you posted comme ils disent!
:)

Tout va bien pour PersqueParfait et moi et nous prenons beaucoup de plaisir à s’envisager à deux : on se fait des scénarios, on s’invente des célébrations et on s’imagine vieux… Puis il faut dire que, heureuses de faire parties intégrantes de nos projets florissants, nos progénitures sont bien arrimées à nos idées.

Bref depuis quelques temps, vous l’avez surement deviné, nous conjuguons le verbe concubiner à tous les temps du futur en relayant aux oubliettes le plus virulent des colocataires.

L’herpès n’a jamais été un obstacle et, outre lors de ses visites spontanées, il ne fait presque plus parti de notre vocabulaire.  Croyez moi : j’aimerais bien en oublier la prononciation à tous jamais mais certaines situations nous la ramènent comme un chien inlassable rapporte sa balle!

L’autre jour par exemple nous jouions en famille à un jeu de mots où, à une catégorie donnée, il faut trouver un mot qui commence par une lettre tirée au hasard. Dans le cas qui nous concerne, nous devions nous ingénier à trouver des mots commençant par la lettre E à l’énoncé « On n’en veux pas dans notre maison ».

- Des enrhumés!  Que je réponds.

- Des éléphants!  S’éclate petit rejeton.

- Des ennuis!  De dire PresqueParfait.

- De l’erpès???  Se questionnant ado junior.

Ha, ha, ha!!! PresqueParfait et moi, on ne s’est même pas regardés et on s’est empressés de répondre sur le champ qu’herpès ça s’écrivait avec un H.

C’est qu’il sait ne pas se faire oublier le virulent!!!

Bref, on n’en a pas recausé sauf hier alors que mon amoureux se demandait si ça m’avait blessé.

Bien sûr que ça ne m’a pas blessé – ado junior n’est même pas au courant – mais disons que j’ai trouvé la situation plutôt cocasse :

Non, on n’en veut pas dans notre maison!!! :P

Les filles de MPB sont de vraies petites bibittes curieuses et ces derniers jours, on a remarqué un fort achalandage sur notre blog (quelque peu inhabituel je dirais même) et en petites Charlottes Holmes que nous sommes, on a tenté de savoir pourquoi! 

En vain.

Habituellement un regain d’affluence est souvent justifié parce qu’on a parlé de nous sur un média  ou sur un autre.  Mais là, on a beau chercher, on n’arrive pas à savoir d’où provient cette manne de nouveaux admirateurs du grand H. 

Alors y aurait-il un vrai Sherlock parmi nos lecteurs (surtout les nouveaux) pour nous dire d’où nous viennent tous ces nouveaux adeptes?

Parle-t-on de nous quelque part sans qu’on en ait eu vent?  Serait-ce que le Bobo s’étend? ;)

Oui, oui!!!

On vous invite d’ailleurs à écouter ce reportage «Herpès : un mal qu’on tient sous silence» présenté à l’émission l’Antidote à Canal 9…

Voici le résumé de cette émission :

Huit personnes sur dix attrapent l’herpès labial, principalement durant l’enfance. Quant à l’herpès génital, il affecte une personne sur cinq en Suisse, un taux élevé en Europe. Le virus se contracte durant les débuts de la vie sexuelle et il dérange car il peut faire plusieurs récidives durant l’année. Les victimes vivent avec la honte d’avoir une maladie sexuellement transmissible qui irrite. Le monde médical, quant à lui, reste passif face à cette infection car elle n’est pas mortelle et on ne peut rien pour la prévenir efficacement. Le reportage de l’Antidote parle de ce mal silencieux qui pourrit la vie de femmes et d’hommes comme vous et moi.

Pour le visionner, cliquez sur ce lien : L’antidote, émission du 14 novembre 2011

Puis à la toute fin, c’est là qu’on parle de nous en proposant une petit visite sur un blogue coup de coeur: monpetitbobo.com…

C’est pour ça qu’on l’a mis parcequ’on est pas mal fière de nous autres!!!

Évidemment, on ne cautionne pas tout ce qui y est relaté parce que nous, on essaie de dédramatiser et que ce reportage peut faire un peu peur ; Doris est vraiment un cas extrême et, ne vous inquiétez pas, on a jamais vu un gars avoir des troubles érectiles liés au petit bobo outre que psychologiques… ;)

Mais il faut dire que c’est un reportage scientifique, qu’il est très bien fait et qu’il informe. Et c’est justement ce qu’on veut :  Qu’on en parle! Qu’on le dise que le type 1 buccal se transmet génital… Faut dédramatiser et faire arrêter le jugement-fardeau qu’on porte sur notre dos!

C’est vrai qu’il y a de plus en plus de type 1 au niveau génital et que chacun d’entre nous sera exposé au moins une fois à l’herpès dans sa vie… Mais ce qui nous déçoit c’est qu’on en parle comme une maladie alors que nous, membres selects de MPB, on préfère le considérer comme une simple infection cutanée.

Il faut donc continuer à dédramatiser… On est pas tout seul : on dit que c’est rarement grave et qu’une personne sur cinq en Suisse à l’herpès génital!

Chapeau à Doris qui s’est ainsi ouvert!

:)

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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