Je roule sur St-Urbain direction sud (pas encore les couilles ou la bêtise pour rouler vers le nord!).  Je vais rejoindre Amétys pour un petit 5 à 7 chez BU.  Je suis au téléphone avec Bobette (oui j’ai un main libre) et je peste contre l’herpès parce que oui, encore, l’herpès me fait chier.

Nitouchka:   Rien à faire, ça ne passe pas.  Je hais l’herpès.  Comme chaque fois que je dois le dévoiler à quelqu’un et que je peine à rassembler le courage pour le faire.  Je hais le mec qui me l’a donné.  Je hais la judéo-chrétienneté qui fait de ce petit bouton qui a eu le malheur de choisir un endroit gênant pour s’épanouir, un tabou de notre société.  Je hais que cette teigne ait choisi d’élire domicile dans ma culotte. 

Bobette:  Je me joins à toi pour l’haïr alors.  On hait toujours mieux à deux.

Nitouchka:  Ben kin!  Pour qui il se prend au juste?   Non mais réfléchis la chose 30 secondes.  Y’existe ben  plus dramatique que ça!  Sans blague écoute!  Le weekend passé j’ai eu mal au dos.  Solide!  Ben criss, c’est ben plus d’ouvrage avoir mal dans le dos qu’avoir l’herpès.  Fait qui peut ben se prendre pour qui il veut le coloc mais je te jure que j’aime mieux avoir l’herpès qu’avoir mal au dos. 

Bobette: C’est vrai à qui le dis-tu!  Avoir mal dans le dos ça handicape en sale!  C’est comme les migraines chroniques.  Moi j’ai connu une fille qui avait ça.  Elle pouvait arrêter de vivre pendant une semaine quand elle avait mal à la tête.

Nitouchka:  Mets-en!  Couchée au lit pus de vie! Au yable la job, la vie sociale!  Et le sexe?  Penses-y même pus!!  T’es un petit légume avec une tête d’une tonne et quart.  On s’entend-tu que l’herpès ça empêche pas de fonctionner?

 Bobette: En effet!  J’abonde!  Le coloc est moins incommodant qu’un mal de dos ou un mal de tête.  Bon…. un peu incommodant parfois mais quand même.  C’est mieux que….. souffrir d’emphysème genre!! 

Nitouchka:  My god!!  Vas demander au gars qui traine sa bonbonne d’oxygène si y’aimerait pas mieux avoir un petit bouton à la place!!  La question se pose pas me semble!!

Bobette: C’est vrai qu’y'a des tares ben pire.  Imagine que t’as une grosse tache de vin dans le visage?  Une qui te mange la moitié de la face!!  Ouuuuuu!!  J’pense que j’aime mieux l’herpès.

Nitouchka:  Rire.  You bet!!    Ou t’être fait amputer un sein après un cancer genre!  Me semble que c’est ben pire pour l’estime que le coloc non?!  Ça vient te charcuter la féminité bien plus sauvagement que notre tit ami.

Bobette: Ou ben être né avec juste trois vertèbres ou pas de bras ou pas de  jambe!

Nitouchka:  Ou le sida!!  Moi quand l’herpès me fait ben chier, je me dis que j’aurais pu pogner le sida!

Bobette: Ça c’est clair.  Je pense qu’on a tous pensé à ça.

Nitouchka:  Mouais.

Bobette: ……

Nitouchka:  Tsé l’eczéma c’est une forme d’herpès.  C’est pourtant socialement plus acceptable d’avoir de l’eczéma que d’avoir l’herpès.

Bobette: Ouais.  Socialement peut-être mais esthétiquement par contre……..

Nitouchka:  Hiiiiiii!!!  Ouais!  Pas joli joli!!  Imagine avoir les jambes arquées.  Tsé comme la fille dans Cruising Bar!!

Bobette: Ouiiiiiiii!!!  J’échangerais jamais mon herpès contre une obésité morbide genre!!

Nitouchka:  Ou être ben laid!!

Bobette: C’est comme pour un homme!  Imagine:  t’as pas l’herpès et tu as le choix entre un gentil monsieur avec un ti ti ti  pénis ou un gentil monsieur avec une belle grosse queue……….et l’herpès!!!

Nitouchka:  Hiiiii!!  My god!  J’avoue que j’aurais eu un méchant meeting avec ma conscience!!

Bobette: C’est comme un gars stomisé!!  Ou pire!!!  Être soi-même stomisée!!  Never in a life time!!

Nitouchka:  Stomisé?  C’est quoi ça?

Bobette: Tsé quand t’es pogné avec un sac?

Nitouchka:  Ouuuuuffff!!  METS-EN!!!!  Je prendrais la totale anytime!  Herpès bucal, génital, oculaire, nasal, name it mais, oh my god, laissez-moi chier dans les toilettes svp!!!

Bobette: Ouais.  Ça c’est pas drôle.

Nitouchka:  Ouais.

Bobette: On est chanceuses dans le fond.

Nitouchka:  Ouais.  Imagine que t’aies des jambes de cowboy, une stomie et qu’en plus, t’as l’herpès.

Bobette: Hiiiiii!!!  Ça c’est gagné à la loterie du looser!  C’est clair.

Nitouchka:  Mouais…..

Bobette: ……..

Nitouchka:  …….

Bobette: Ouais.  Y’a quand même du monde qui ont des jambes de déesse, pas de stomie, ni de cancer, ni d’emphysème pis…….. pas d’herpès non plus.

Nitouchka:  Ouin.  Pis qui sont ni grosses, ni laides.

Bobette soupirant: Ouin.

Nitouchka soupirant itoo :  Ouais ben….. quand on se compare ou bedon on se console, ou bedon on se désole.

Bobette: Ouais!  Qui  disent…….

Nitouchka:  Fait que, toi aussi t’es célibataire maintenant.

Bobette: Mouais.

Nitouchka:  Fait que toi aussi………

Bobette: J’vais devoir annoncé que j’ai……..

Nitouchka:  Ouin ben!  Re-bienvenue!

Bobette: Misère!  ……….. tu fais quoi là?

Nitouchka:  Je m’en vais prendre un verre avec Amétys.  Tu viens?

Bobette: J’irais bien mais… j’ai mal dans le dos!

Trouvé au hasard de mes promenades sur le web, ce formulaire tout fait qu’il suffit de compléter au besoin:

desole

Messieurs, me prend l’envie aujourd’hui de réaliser un de vos fantasmes.  Calmez-vous et rangez votre gallon de KY et vos Kleenex, je ne vous ferai pas cadeau d’une histoire de trip à trois ou tout autre récit scabreux.  Je vais plutôt vous offrir l’accès à un territoire interdit, une chasse farouchement gardée qui vous est de tout temps interdite. 

Je ne sais vraiment pas ce qui me prends aujourd’hui mais, pour un court moment et un tout petit extrait, je vais vous donner accès au sacro-saint temple de ……… La Conversation Féminine! 

Oui messieurs, on le sait que vous avez tous un jour ou l’autre rêvez d’être un petit oiseau pour venir écouter ce que ça se racontent des filles quand elles sont entre elles.  Vous faites bien parce que c’est sacrément édifiant. 

Les sujets sont variés mais comme nous connaissons vos limites centres d’intérêts, j’ai sélectionné parmi vos préférences.  Vous ne pourrez pas dire que nous n’avons pas à coeur votre plaisir.

Dans l’extrait qui suit, les noms ont été changés afin de préserver l’anonymat des protagonistes.  Les ils, comme les elles. 

INTÉRIEUR.  SOIR.  Le Salon

Mimi, Sissi et Lili discutent bout de gras.  La télévision fonctionne en sourdine.  La bouteille en est à ses dernières gouttes.  Il s’agit peut-être de la deuxième.  Voire même de la troisième.

Lili :  Bla bla bla bla……..

Sissi : Bla bli bli bli…. Ah! Ah! Ah!

Mimi regarde le fond de son verre approcher dangeureusement:   Ça me fait d’ailleurs penser…….. Ça faisait un méchant bail que c’était pas arrivé mais cette semaine j’ai fait une pipe de la mort.    Osti que c’était bon!   Je sais pas vous autres mais dans mon palmarès des actes sexuels, la pipe se situe dans le top trois.  Sérieux, quand t’as le goût et quand elle est reçue avec délectation, une pipe c’est méga turn on.

Sissi:   Mmmmmm!  Ouiii! Ouiiii!  J’en veux!  J’en veux!

Lili:  Moi j’ai développé une technique infaillible pour la pipe. 

Sissi et Mimi:   Raconte.

Lili joignant le geste à l’explication:  J’utilise ma main comme une extension de ma bouche.  Vous voyez, même lorsque ma bouche ne touche plus sa queue, la sensation demeure et l’heureux ne se rend même pas compte de ce qui lui arrive.  Il a l’impression de se faire bouffer par deux grosses lèvres géantes.

Mimi:  Le summum en effet.  J’emploie une technique similaire.  Il faut mettre ben de la salive pour que tout se lie dans un ensemble juteux et chaud.

Lili:  Exact!  Ben de la salive pour que la main glisse comme une grosse paire de lèvres supplémentaires. Succès garanti.  Pis en plus, l’astuce avec cette technique c’est que lorsqu’il vient, tu peux recracher discrètement le sperme dans ta main sans que monsieur n’y voit rien.

Sissi :  Ah ouin?  Mais tu fais quoi avec après?

Lili :  Je le mets dans un Kleenex.

Mimi :  Ah! …… Moi j’avale. 

Lili : J’pas capable.  Y’a rien à faire ça me lève le cœur.

Sissi :  Non non!  Moi aussi j’avale.  C’est ben moins dégueux à part ça.  Quand tu le recraches le goût te reste dans la bouche forever.  C’est ben pire. 

Lili : Ah non!  J’pas capable.

Sissi :  Le truc c’est de t’arranger pour qu’il te vienne loin dans la bouche, pratiquement dans la gorge.  Une p’tite gorgée pis t’as rien senti, rien vu, rien gouté.    Quand tu le recraches ça se ramasse sur tout ce que t’as de papilles gustatives pis on s’entend tu que c’est pas bon!?  Mettons qu’y’en a qui goûte moins que d’autres mais quand même, c’est pas bon!

Lili et Mimi :  Ouais! Ouais! En effet.  Pas la haute gastronomie.

Sissi :  Remarque que ça doit pas être meilleur pour eux-autres….

Mimi :  Non!  J’pas d’accord.  J’dis pas qu’on goûte la tire d’érable mais quand même, on goûte 100 fois meilleur qu’eux.

Sissi :  beeeen…… y’en a qui sont amères chus sure!

Mimi :  Oui c’est vrai que des fois c’est plus tough que d’autre.  Mais avoue que lui faire une pipe quand il vient juste de te pénétrer et que t’étais toute mouillée ça se compare en rien à avaler un load de sperme amer.

Sissi :  Ah oui!  Ça c’est cochon manger une queue qui vient de te ramoner!

Mimi :  Ouiiii!  Surtout lorsque  c’est langoureux et pas trop rapide.

Lili :  Ah oui!  Y’a tu d’quoi de plus plate que de faire une pipe à vitesse grand V.  (mimant la pipe à haute vitesse) Ah Ah Ah Ah Ah!  C’est ben juste si t’as l’impression de la sentir passer dans ta bouche!  Les dents accrochent partout!  Ah s’ti qu’j’hais ça!   Avec Coco c’était d’même!  Ça m’énarvait!

Mimi :  Moi non plus j’aime pas ça.  J’aime ça langoureux.  Jusqu’à  la fin.  D’ailleurs avec Roro cette semaine, c’était de même.  Quand il m’a gémi  “ouiii!  Comme ça” c’était le rythme parfait!  Juste assez lent, juste assez vite.  Le summum de la pipe!

Sissi :  Exactement!  C’est comme pour le cunnilingus!  Y’a tu d’quoi de plus énervant que de se faire manger et là, quand le gars a finalement  le tempo parfait, la langue à la bonne place et que tu lui fais savoir qu’y'est right on the spot……………. y se met à s’énerver pis y te lèche comme si sa vie en dépendait.  Relaxe ciboire!!  J’viens de te dire que c’était ça mon homme!  Pourquoi tu passes en cinquième vitesse?

Mimi :  Ouiiiiiii!  S’ti que c’est vrai!

Sissi :  Non mais c’est quoi l’affaire. Si je te dis  “Oui! Oui! Comme ça!  C’est bon!”  C’est parce que j’aime ce que tu me fais dret là.  C’est bon ça veut pas dire plus vite me semble!  Accèlere pas ciboire!  Tout est à recommencer après.  Retour case départ!

Mimi :  JE SUIS PAREILLE!!!  Autant j’hais donner des pipes bioniques, autant j’hais recevoir des cunni de lapin!  Momo y’était de même quand ça lui tentait pas de baiser.  Il me faisait des cunni express pour se débarasser de moi.  Cibole, oublie ça.  Quand je me fais lécher comme une crème glacée qui fond, ça me turn off ben raide! 

Sissi : Prends ton temps chéri!  De toute façon,  une fois que je suis venue, c’est pas une raison pour arrêter.  Je vais revenir encore!

Mimi :  ah ouin?  Chanceuse!  Arrives-tu à éja……..

Lili pointant la télé :  Check c’est chose là!

Sissi :  Ah oui!  C’est quoi son nom déjà?

Mimi :  Ouiiii!  Le gars qui bla bla bla

Lili :  Bli bli bli

Sissi :  Ah! Ah! Ah!  Blo blo blo……………

 Ainsi va la vie et ses petits moments impromptus.  Messieurs ne me remerciez pas pour cet extrait du monde interdit.  Ne faites que parfaire votre technique du cunnilingus et on vous en sera éternellement reconnaissantes!  À bon entendeur………

Y’a des bottes qui ne sont pas faites pour marcher.  Du genre celles que l’on trouve en boutique spécialisée et qui généralement montent plus haut que le genou.  J’en avais besoin pour mon déguisement et j’ai trouvé une paire à l’Armée du salut.  Imaginez ma joie!  Bonne taille , bonne couleur et bon prix, une vraie aubaine.  J’ai passé l’éponge sur leur passé et tenté de ne pas douter de leur propreté.

Mais après une soirée à danser, je comprends maintenant pourquoi on appelle ça des fuck-me-boots et non pas des walk-in-the-park-boots.  J’aurais pu ramper pour rentrer et ce, pas à cause de l’alcool.   Bobette et Nitouchka se sont bien marrées. 

Enfin, je les garde et j’espère bien m’en servir avant l’Halloween 2010… et avec quelqu’un d’autre que les copines.

Me voilà replongée dans le monde du célibat, le copain à coloc et moi, c’est du passé. Oui, c’est fini. On a du faire le constat que le lien de l’herpès n’était pas garant de tout le reste.

Et je vous le dis tout de suite!  Je n’ai pas l’intention de m’étendre de long en large sur le sujet (quoi que j’aurai sûrement encore l’occasion de le faire) ou de pleurer jusqu’à ce que mort s’en suive!

Donc, je retourne à la case départ (celle d’où mes copines m’attendaient déjà avec quelques apéros d’avance) avec le p’tit criss dans ma culotte et tout à refaire : la drague, l’annonce, la peur du rejet, etc, etc.

Puis là, figurez vous que j’ai un petit problème de phéromone… Résultat d’un cold turkey : j’embaume à plein nez !

Tenez pour preuve, un simple rendez-vous d’affaires qui tourne de façon complétement inattendue! La réunion se déroule tout à fait normalement et se clos par un échange de poignées de main (shit! J’ai omis une règle anti H1N1) et de cartes d’affaires (avoir su, j’aurais laissé celles de MPB). Bref, je retourne à la maison, le devoir bien accompli et la satisfaction en poche.

En quand je vous dis que je dégage, ça dégage! Voici ce que «you’ve got mail» avait à me dire:

Bonjour (Bobette)

Je sais qu’il est bien osé de ma part de prendre contact avec vous.
Aujourd’hui nous nous sommes rencontrés par affaires…
Je vous assure cela ne m’arrive pas régulièrement mais j’aimerais vous inviter pour dîner ou pour souper, selon votre convenance. J’ai vraiment aimé votre odeur personnalité et, peu importe votre décision, mon invitation reste à l’écart de notre relation d’affaires.

Au plaisir de vous revoir dans ce contexte,

Monsieur Pif

***Shit***

J’ignore totalement si Pif me plait puisque j’étais trop dans ma tête affaires pour distinguer le sex-appeal du signe de piastre… Et voilà que mon parfum m’expose à tout un dilemme : je refuse ou j’accepte?

Si je refuse, je refroidi le pauvre Pif, congelant du coup notre lien affaires!

Si j’accepte,  je laisse Pif au parfum, je m’assure de bien manier l’art de la diplomatie pour éviter de refroidir ses ardeurs financières et je m’asperge à fond de Moufette #1!

Et s’il me plait?……..

Baaaaa!… Ma puissance phéromonale saura bien taire mes effluves putoises! ;-)

L’autre matin, je me suis levée de bonne humeur, je me sentais bien dans ma peau et je me croyais dans un film de Walt Disney avec chansons, animaux parlant et tout le tralala.

Je suis arrivée au travail dans cet état d’esprit et quand j’ai vu mes collègues, j’ai eu une envie soudaine de leur parler de mon petit secret.  Quand même, que je me suis dit, c’est juste l’herpès, ils ont bien des feux sauvages eux pis de toute façon y’a rien là l’herpès, y’a tellement pire.  Ils vont enfin arrêter de me demander pourquoi je suis encore célibataire, ils ont peut-être même des amis herpétiques à me présenter.  Je n’aurai plus ce lourd secret à porter et je pourrai  leur parler librement.  Notre relation n’en sera que plus forte.  Je gagne sur tous les points.

J’imagine que je devais avoir l’air bizarre car ils ont arrêté leur conversation et m’ont regardée d’un drôle d’air.

Collègue – T’as quelque chose de différent toi ce matin, raconte!

Ametys -…..

Ametys – Quelqu’un voudrait un p’tit café?

On le sait tous, ce qui a de pire chez le coloc, c’est d’avoir à l’annoncer…. C’est une vraie calamité! On angoisse, on a peur du rejet, on en tremble bref, on passe par une multitudes d’émotions pas plus jojos les unes que les autres.

Mais NOUS, on a pensé à vous! Pis on veut tellement vous aider qu’on a décidé de mettre à votre disposition un petit guide contenant une multitude de formules pratiques pour annoncer à votre partenaire que vous avez l’herpès.

Et parce qu’on vise haut et que l’herpès fait dans la globalisation, on lui a trouvé un nom international à notre petit guide:

THE  HERPIZE  BIBLE

Là où annoncer qu’on a l’herpès devient un art!

La classique des classiques

Celle qui s’apparente à un saut en parachute et qui consiste à dire:

- J’ai quelque chose à te dire… (bien que peu originale, elle demeure d’une efficacité à toute épreuve.  Essayez de reculer après ça!)

Les moyens odieux détournés

- Laves-tu souvent ta salle de bain? Parce que j’pense que j’ai pogné quelque chose chez vous! (L’attaque!!  Agressif sans contredit!  Si vous la testez, on en veut des nouvelles!)

- T’sais l’autre jour quand on riait du gars avec le bobo dans la face?  Ben moi c’est bien moins pire que lui.  On le voit pas au moins! (À utiliser avec parcimonie et sur des gens à intelligence réduite de préférence)

- J’arrive du médecin il m’a dit que j’ai le sida…… Bien non, c’t’une joke, j’ai juste l’herpès!  (Une des préférées à Nitouchka.  On a toutes nos petits chouchoux!)

- Au préalable, il faut coucher avec la personne au moins une fois. Attendre quelques jours. Lui téléphoner en pleurant et sur un ton accusateur… – Salaud, tu m’as refilé l’herpès! (Hi! Hi! Hi!  C’est chien mais c’est drôle en criss!)

- J’pensais que j’étais juste irrité mais devine quoi? (c’est juste l’herpès?  On travaille sur la réponse.  Pas encore au point!)

- C’est quoi le bobo que t’as là, dans la face????? Ouache, cache ça dans tes culottes!  Moi c’est ça que j’ai fait! (Dans le genre:  Allo le con!  Tout le monde a compris ça depuis longtemps!)

- Ça te pique tu toi des fois? (D’un air innocent qui assure de notre ignorance.  Ça appelle le sens protecteur de l’autre.  À utiliser de préférence par les filles.  C’est pas qu’on est sexistes, loin de là, juste très calculatrices!! hé! hé!)

- Ben là, je pense que tu m’as donné l’herpès… (Vlan!  Dret de même.  Sans autre préavis.  Avec un ton accusateur bien entendu)  Dépendamment de la réaction de votre interlocuteur, voici quelques options de réparties:  Ben oui ça saute sur le monde!  Tout le monde sait ça! (pour les épais)  Ben où c’est que tu penses que j’aurais pogné ça hein?! (pour celui qui soulèverait un doute)   Vous pouvez même poursuivre l’odieux sur celui qui voudrait s’en excuser:  Ben non, capote pas!  Je te laisserai pas de même.  Pauvre toi!

Les moyens coquins

- Si t’es fin – maudit chanceux – j’ai un petit cadeau pour toi! (L’air coquin séduit toujours!)

- T’aimes-tu ça le picoté rouge toi? Viens voir dans ma culotte tu vas voir c’est cute! (Trop chou!!!)

- As-tu déjà gagné à la loterie?  Ben moi j’ai le numéro chanceux dans ma culotte!! (Tous les manuels le disent:  il faut demeurer positif!!)

- Je t’aime mais il te manque un petit quelque chose! (Ça pique la curiosité c’est certain!  Pour l’efficacité?……….hummm…….faudrait tester!!)

La façon Harlequin ou L’art de s’ouvrir les veines

- Si je ne veux pas coucher avec toi, c’est pour te protéger! (snif! snif!  Le bras dans le front, en démontrant bien l’acte d’abnégation que vous êtes entrain de faire!  À utiliser avec les âmes de sauveurs!)

- Est-ce que peu importe ce qui va arriver, tu vas m’aimer? (La culpabilisation est une option qui fonctionne encore très bien de nos jours!)

- Serais-tu prêt à mourir pour moi?…… Je ne t’en demanderai pas tant mais… (variante de “J’ai le sida….”)

- Tu es l’amour de ma vie! J’irais jusqu’au bout du monde pour toi! Et toi, irais-tu jusqu’à la pharmacie pour m’acheter du Valtrex? (Un peu d’humour et d’éducation.  Heureux mélange!)

- En échange de tout l’amour que tu me portes, j’aimerais aussi t’offrir un petit quelque chose qui vas nous unir pour la vie! (D’un romantisme à toute épreuve!!)

À la Paris Hilton ou Quand être conne devient un art

- On m’avait dit herpès mais je pensais qu’il parlait du designer moi.  Ah c’est Hermès???  J’savais pas.

- Quand mon ex m’a dit qu’il allait me donner un Herpès, je pensais que c’était le sac haute couture.  J’étais tellement contente!  Heille j’ai tu pogné mon air tu penses quand j’ai réalisé que c’était l’herPès!!  Pfff!

Pour les intellos

- Savais-tu que selon Statistiques Canada, 105% des gens ont l’herpès?  Je suis tellement contente d’être au dessus de la moyenne.  Toi?

Les indéfinissables

- Aimes-tu ça dégaler des bobos avec tes dents? (Dégueux mais efficace pour se débarrasser rapidement d’un prétendant embêtant!)

Bien entendu, ceci est la première version et nous comptons améliorer notre produit.  D’ailleurs, à cet effet, votre apport est souhaité.  Vous connaissez un moyen infaillible d’annoncer l’herpès?  On veut savoir!!!

Je vous avais promis une histoire de sexe.  C’était pour vous apâter.  En fait, c’est une histoire de haine et d’amour.  De haine envers le grand H.  D’amour envers le grand A.

Il est cher à mon coeur depuis longtemps.  Très très longtemps.  Bien avant que je ne rencontre le coloc.  Bien avant que la vie ne me balance son lot d’expériences et quelques rides.

Et le revoilà.  Il est marié.  Rien n’est parfait dans ce bas monde.

Il est venu chez moi, une première fois.  Chastement.  Mais lorsque sa tête s’est nichée sur mon épaule et que nos corps se sont accrochés l’un à l’autre dans un aurevoir, j’ai senti la muraille trembler.

Puis une deuxième fois.  Moins chastement.  Sur le pas de la porte, nos lèvres se sont reconnues.  C’était comme si les vannes d’un vieux barrage cédaient.  J’ai su que le torrent ratisserait large si je n’endiguais pas immédiatement ce flot violent.

Mais il est revenu une troisième fois.  Et j’ai sombré dans les abysses du désir.  Aucune digue ne pouvait plus retenir ces eaux dormantes soudainement libérées.  Ma volonté et mes principes ont été emportés.

Bien entendu, mon petit coloc me regardait, amusé:  “Et dis-moi Nitouche, tu fais quoi maintenant?”

Moi:    J’ai la situation bien en main t’inquiète.

Coloc:   C’est évident.  Une fille nue dans un bain avec un homme, tout aussi nu, c’est l’image parfaite du contrôle.

Moi:  Ta gueule!

Je ressemblais à une Nitouche qui n’a rien de sainte.  Nue, me noyant dans la mousse et le vin et l’assurant que je ne coucherais pas avec lui.  Pitoyable.

Mais Lui: Ça me convient parfaitement.  Je ne suis pas pressé.  Aujourd’hui, demain, à l’Halloween, ça se présentera c’est tout.

Et il m’a attirée à lui, lovant mon corps au sien.  Devant ma résistance à l’abandon il a rigolé:

Relaxe Nitouche.  Tu sais que si tu veux me parler de ta Chlamydia je vais comprendre.

J’ai ri juste un peu trop fort.  Juste une seconde trop longtemps.

Nous avons noyé nos corps et leurs plaisirs sans jamais toutefois mélanger nos fluides.  C’était divin.  C’était souffrant.

Lorsqu’il a quitté je savais qu’il me fallait sauter du navire mais ma volonté était une guimauve grillée.  J’ai passé en revue mes beaux principes sur les hommes mariés mais je savais pertinemment que si ça n’avait été du coloc, j’aurais plongé à corps perdu dans sa galère.

C’est là qu’Ametys m’a ramenée à la raison.

Puis il est revenu.  Une quatrième fois.

C’était contre toute raison mais juste une fois, une seule fois, je souhaitais m’y laisser couler.

Je me devais de l’introduire au coloc.

J’en ai été incapable.  Parce que de tous les rejets, le sien aurait été trop douloureux.  Je n’ai pas su assumer.

C’est là que je l’ai détesté.

Je me suis cachée derrière mes principes, prétextant que cette situation risquait d’être trop douloureuse, que mes attentes surpassaient les siennes.  Que je l’attendais depuis si longtemps que je ne pourrais jamais me résoudre à une si infime partie de lui.

Le pire c’est que c’est vrai.

Mais l’encore plus pire si ça se trouve, c’est que je sais pertinemment que sans l’herpès, j’aurais sauté dans cette galère malgré la certitude de m’y fendre le coeur.

L’herpès a fait ce qui se devait.

Je devrais lui dire merci sans doute.  Mais je ne l’aimerai jamais pour autant.

Certaines le font avec un shortcake aux fraises alors que d’autres choisissent la méthode plus directe:

sorry-about-the-herpes

 Isn’t it sweet!?

Toutes les façons sont bonnes pour annoncer l’herpès et les filles de MPB sont entrain de vous concocter une petite bible sur les meilleurs moyens de l’annoncer! 

 À l’affiche bientôt sur votre blog préféré!!

Il n’y pas très longtemps, on vous parlait d’un copain de MPB qui a fondé un site de rencontres en ligne entièrement québécois pour gens vivant avec une its.  C’est en faisant lui-même la connaissance avec le coloc que l’idée lui est venue. 

On parle maintenant de lui dans les médias.  Et surtout de son site.  Vous pouvez le lire sur Rue Frontenac et l’entendre sur Dutrizac.

Chapeau Guy, pour cette merveilleuse initiative et pour le courage de t’afficher ouvertement avec ton coloc.  On te salue bien bas!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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